Expos
Permanentes

SHOAH

Les camps d’extermination

Les camps d’extermination nazis furent des centres de mise à mort à grande échelle. Créés et organisés par le régime nazi d’Adolf Hitler, sous la responsabilité opérationnelle d’Hemrich Himmler et de son adjoint Reinhard Heydrich. Le seul but fut d’exterminer un maximum de personnes dans un minimum de temps. Ils firent près de trois millions de victimes, juives dans leur énorme majorité, assassinées au moyen de chambres à gaz. Millon essentiel de la Shoah, ils prirent le relais des fusillades de masse perpétrées par les Einsatzgruppen. Jamis, dans l’histoire de l’humanité on n’avait ainsi tué à la chaine.

 

La violoniste

L’oeuvre représente les déportés dans ce qui fut appelé communément les trains de la mort. Les déportés, sans considération de sexe ou d’âge, y étaient entassés comme des animaux.

L’auteur oppose par l’insouciance d’une violoniste, la beauté de l’art à la barbarie. Elle accompagne ces hommes et ces femmes vers un destin commun. Enfants, adultes,vieillards, de toutes conditions sociales, ouvrier, rabbin, bourgeois, le point qui les unissait dans la Shoah était leur appartenance au judaïsme.

Ravensbrück

Le camp de Ravensbrück fut un camp de déportation et d’extermination de femmes.

Les prisonnières du camp sont l’objet de sévices permanents, battues, astreintes au travail et assassinées lorsqu’elles n’en sont plus capables, pour un acte de rébellion ou sans raison particulière. Les prisonnières jugées inaptes au travail sont tuées pa balle jusqu’en 1942. Après cette date, elles sont transférées à Auschwitz et vers d’autres centres d’extermination. Plusieurs sont exécutées à l’infirmerie du camp par injection létale (Source Wikipédia).

Rêveinsbrück

Dans l’esprit de l’auteur de l’oeuvre, cette métominie de Ravensbruck en “Rêveinsbruck” oppose, comme pour la “violoniste”, la beauté des arts à la barbarie nazie. Une image à la fois temporelle et contextuelle. La barbarie n’éteindra jamais la flamme qui anime l’âme des Artistes.

Sept femmes, comme les sept branches de la Menorah, sept comme le nombre de jours dans la génèse.

Une danseuse étoile ouvre cette marche joyeuse et funèbre, qui donne le mouvement vers des lendemains sans espoir de lumière, enlacée par les bras d’une gitane. Puis une violoniste qui ne lit plus sa partition, mais dont on imagine la mélodie, une poétesse en réflexion d’une lecture inutile. Au premier plan, accroupie contre le barbelé la douleur d’une femme enceinte, soutenue par une religieuse, puis une artiste à la recherche d’une inspiration dérisoire.

Si l’auteur partage son inspiration, chacun peut y voir l’image que lui renvoie sa propre perception…

Les enfants de Pitchipoï

Pitchipoï signifie en Yiddish littérallement “trou perdu”, c’est à dire un tout petit hameau de rien du tout, seulement quelques maisons, un village si pauvre qu’il n’y a pas de rabbin de la moindre renommée, qu’aucune marieuse ne pourrait s’y rendre. L’expression pourrait se traduire par “le pays de nulle part”.

Pitchipoï est un surnom utilisé pour désigner une destination inconnue vers laquelle partaient les convois de déportation, et qui s’avère être le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

L’auteur repésente les enfants, bébés ou adolescents sur le bord de la voie qui les mène aux camps. Ils croisent à leur arrivée deux adolescents en tenue de déportés. Quel que soit leur âge, leur sexe, leur condition, les nazis ne faisaient aucune différence, pourvu qu’ils soient juifs. L’auteur a également représenté une jeune trisomique, les handicapés n’échappaient pas à ce sort tragique.

L’ange aux enfers

Déjà parti, le regard vers le ciel, il déploie son aile pour un envol sans retour…

 

Le couple perdu

Le regard perdu de la mère, tenant son bébé au sein, et le père qui l’accompagne pour quelques heures encore…

Déportés de droits

Déportés de droits. L’expression est terrible et pourtant elle s’appliquait à la sélection des Nazis. En l’absence de justice, les juifs, les communistes, les tziganes, les frans-maçons, les opposants au régime, les homosexuels, les résistants, étaient déportés et (ou) exterminés, coupables de leur engagement, leur tendance sexuelle, ou de leur acte de naissance.

Et toi, tu étais où ?

Exposition permanente

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