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Parallèlement  il s’engage dans une campagne de dénonciation des crimes commis par Slobodan Milosevic. Il intervient dans les médias locaux. Il avale tous les livres d’Ismaël Kadaré, et publie un ouvrage, « L’impossible retour » récompensé par le prix Guy de Gans. Antoine Garapon (1) lui écrit la préface. Correspondant de presse, alors membre de la Ligue des droits de l’homme, il effectue deux séjours humanitaires au Kosovo.

En 1998, il est en charge du contrôle des entrées dans la salle d’audience du procès de Maurice Papon à Bordeaux. Alors qu’il converse avec Richard Place (2), journaliste, fils d’un ami proche, et Jean-Marie Matisson  (3), ce dernier lui propose d’assister, en civil, à une audience du procès. Entre Jean-Marie, son père Maurice David et Michel Slitinsky il se trouve face à l’accusé isolé dans sa cage de verre. De cette confrontation va naître une question « qu’aurai-je fait en 1942 ? » Il engage durant quatre ans des recherches dans les archives, collecte les témoignages des policiers de l’époque, qui aboutissent à la publication d’un ouvrage « Les forces de l’ordre sous Vichy » publié en 2002.

En 2009 il crée son entreprise et commercialise sur les marchés de Bretagne le vin d’un producteur bergeracois. Il publie aux Editions des oiseaux de papier « Coeurs de Breizh » qu’il lancera à la librairie Dialoques de Brest. Il tisse un lien d’amitié avec le créateur de la maison d’édition, et parcourt les librairies bretonnes pour la diffusion des ouvrages de son catalogue.

Il revient ensuite à Bergerac, suite à une rencontre avec sa future compagne, chirurgien-dentiste. Il crée un club de cyclisme, dont il est président, un sport qu’il a pratiqué avec le Rugby et l’athlétisme.

Depuis plusieurs années il s’adonne à la peinture, expose, mais c’est sa compagne qui lui fait découvrir le travail de l’argile. Il se passionne pour l’art du modelage et vend sa maison, ce qui lui permet d’ouvrir un atelier-galerie dans sa ville natale, Bergerac. Il se consacre pleinement à l’art de la sculpture. Il devient membre de la Maison des artistes en tant qu’artiste-auteur.

La mort de Georges Floyd, les mouvements « Take a knee » ou « Black Lives Matter » lui inspirent l’œuvre qu’il va réalisé, intitulée « No Racism ».

(1) A.Garapon, secrétaire général des Hautes Etudes sur la Justice à Paris,  était à l’époque  Président du comité Kosovo.

(2) Richard Place est actuellement correspondant à Londres pour France Inter.

(3) Jean-Marie Matisson et  son père Maurice furent, avec Michel Slitinsky les premiers plaignants dans l’affaire Papon.

 

La barbarie au Kosovo. Engagé pour une cause humanitaire, Sylvain Le Bail réalise un reportage photographique. Ici, aux côtés des soldats britanniques qui exhument les corps des charniers.

Dédicaces

« Pour Sylvain Le Bail de tout coeur en le félicitant d’avoir pris l’initiative d’étudier le problème des forces de l’ordre sous Vichy et d’avoir publié courageusement le résultat de ses recherches » Serge Klarsfeld. 6/12/2006.

 

 

« A Sylvain, en hommage et en souvenir d’un combat commun » Jean-marie Matisson

Pour Sylvain Le Bail, l’engagement dans le combat contre le racisme et l’antisémitisme est un combat qui ne date pas d’hier…